Agenceur à Drancy : sur mesure, devis et copropriété

Agenceur agenouillé assemblant une étagère sur mesure en bois clair à la perceuse sans fil dans un appartement

Un dressing qui butte sur une colonne de chauffage, une cuisine qui n’entre pas dans la niche entre deux portes, des étagères à loger au-dessus d’un radiateur : à Drancy, ces demandes se posent dans des appartements, et aucune ne se règle au catalogue. La commune compte 72 390 habitants sur 7,76 km², soit plus de 9 300 habitants au kilomètre carré. Sur un territoire aussi serré, l’agencement sur mesure consiste à faire tenir un volume dans une pièce qui existe déjà, souvent petite, rarement d’équerre.

Le registre national des entreprises recense 22 établissements actifs relevant de l’agencement dont l’adresse déclarée est à Drancy, et 127 dans un rayon de cinq kilomètres autour du centre, dont un seul en dehors de la Seine-Saint-Denis. Cette page dit ce que le métier couvre réellement, depuis quand un devis écrit est obligatoire, ce que la copropriété doit autoriser quand le chantier touche autre chose que le mobilier, et comment lire la liste d’entreprises publiée plus bas.

L’agencement sur mesure, du relevé à la pose

Un agenceur ne vend pas un meuble : il adapte un volume. Le travail commence par un relevé sur place, mètre et niveau en main, parce qu’aucun mur n’est droit et qu’aucun angle n’est à 90 degrés, surtout dans un immeuble des années 1960. Viennent ensuite la conception, avec un plan coté et le choix des matériaux, puis la fabrication en atelier, la pose et les réglages.

Dans un appartement, ce relevé sert d’abord à repérer les contraintes fixes : colonnes et gaines techniques, mur porteur qu’on ne perce pas n’importe où, tableau électrique qu’on ne condamne pas, arrivées d’eau et évacuations, hauteur d’allège sous la fenêtre, emprise des portes et des radiateurs. Un meuble posé sans ce travail bute, cache une arrivée de gaz ou rend un interrupteur inaccessible. C’est la différence entre un meuble de série et un aménagement.

Il y a ensuite les contraintes de chantier propres à l’habitat collectif, et elles peuvent coûter cher quand elles sont découvertes le jour de la livraison. Un panneau de 2,80 mètres ne monte pas dans un ascenseur de 1965, ni dans un escalier dont la cage tourne court. Les façades et les portes de placard arrivent en kit ou par la fenêtre. La protection des parties communes, l’usage de l’ascenseur et le créneau horaire pendant lequel on peut percer relèvent du règlement de copropriété, pas du bon vouloir de l’entreprise, et un professionnel habitué au collectif pose la question avant de commander la matière.

Agenceur, menuisier, cuisiniste : qui répond de quoi

Trois professions se croisent sur un même chantier, et le code d’activité déclaré au registre aide à savoir à qui on parle. L’agenceur travaille sur mesure le mobilier et l’aménagement intérieur, sur un plan coté et pour un volume donné. Le menuisier fabrique et pose le bois, les portes, les fenêtres, les escaliers, les parquets ; il intervient souvent en sous-traitance de l’agenceur sur les façades et les plans de travail. Le cuisiniste vend des ensembles de cuisine, parfois en magasin, et sous-traite la pose à un poseur indépendant : dans ce montage, c’est le vendeur qui répond du résultat devant le client, ce qui change la personne à appeler en cas de malfaçon.

Le registre national range la plupart des agenceurs sous le code 43.32C, dont l’intitulé officiel est agencement de lieux de vente. Le libellé a été écrit pour les commerces, mais il couvre toute la profession, y compris les dressings et les bibliothèques d’appartement. Certaines entreprises locales sont enregistrées en menuiserie (43.32A) avec le mot agencement dans leur nom : ce n’est pas une anomalie, c’est le signe d’une double compétence, utile quand le chantier commence par une cloison et finit par un meuble.

Ce que le devis doit contenir, et pourquoi il est obligatoire

Sur ce métier, le devis écrit n’est pas une politesse commerciale : il est imposé avant l’intervention. La liste légale des activités concernées comprend la menuiserie, y compris l’entretien des portes de garage et des portails, et elle s’applique donc à tout chantier d’agencement, qu’il s’agisse d’une cuisine, d’un placard ou d’une bibliothèque sur mesure, ainsi qu’aux opérations de remplacement ou d’ajout de pièces qui en découlent.

Le devis doit porter : la date de rédaction, le nom et l’adresse de l’entreprise, le nom du client, le lieu d’exécution, la nature exacte des travaux prévus, le décompte détaillé en quantité et en prix de chaque prestation et de chaque produit avec le taux horaire de main d’œuvre TTC et les modalités de décompte du temps estimé, les frais de déplacement s’il y en a, la somme globale à payer hors taxes et TTC avec le taux de TVA, la durée de validité de l’offre, et la mention du caractère gratuit ou payant du devis. Un modèle type est mis à la disposition des professionnels.

Une ligne compte ici plus que les autres sur ce métier : le détail des quantités. Un agenceur raisonne en mètres linéaires de meuble, en mètres carrés de façade et en heures de pose. Un devis qui annonce un prix global sans ces trois repères ne permet aucune comparaison, et il devient difficile de discuter une rallonge en fin de chantier.

Source : Devis obligatoire : activités concernées, Service Public Entreprendre.

Le devis manquant expose l’entreprise à une amende administrative de 3 000 € pour une personne physique et de 15 000 € pour une société. Il engage le professionnel dès que le client l’accepte, tandis que le client n’est engagé qu’à partir de sa signature, précédée de la mention « bon pour travaux ». Un acompte versé engage les deux parties, contrairement à des arrhes. Toute modification en cours de chantier donne lieu à un avenant écrit, jamais à un accord oral.

En appartement, ce que la copropriété doit autoriser

C’est la question qui bloque le plus de projets à Drancy, et la réponse tient en deux régimes. Les travaux réalisés à l’intérieur d’un appartement portent sur les parties privatives, et le copropriétaire y dispose en principe d’une liberté complète : il n’a pas besoin de l’accord de l’assemblée générale pour poser un dressing, une bibliothèque ou une cuisine. Deux limites encadrent cette liberté : la destination de l’immeuble et les stipulations du règlement de copropriété, puis les droits des autres copropriétaires.

Le régime change dès que le chantier déborde du lot. Si les travaux touchent les parties communes, l’autorisation de l’assemblée générale devient nécessaire avant le début du chantier, votée à la majorité absolue, dite de l’article 25 ; si l’opération entraîne une appropriation ou une destruction de parties communes, c’est la double majorité de l’article 26 qui s’applique. Même chose pour tout ce qui modifie l’aspect extérieur de l’immeuble : le changement de fenêtres autre qu’une réparation ou un remplacement à l’identique, la création d’une ouverture, le changement de couleur des volets ou des fenêtres, la pose de volets ou de barreaux.

Ces travaux peuvent aussi exiger une autorisation d’urbanisme en plus du vote des copropriétaires. Et l’installation faite sans autorisation est irrégulière : le syndicat des copropriétaires peut exiger l’arrêt du chantier et la démolition de ce qui a été posé, y compris en justice. Autant dire qu’un projet d’agencement qui approche une fenêtre, une gaine ou un conduit mérite une question au syndic avant la commande de la matière.

Source : Copropriété : travaux et aménagements dans l’appartement du propriétaire occupant, Service Public, fiche vérifiée le 18 février 2026.

Un dernier point concerne les logements anciens. Quand le chantier suppose de casser une cloison, de retirer un revêtement ou de toucher une gaine, l’amiante peut être présent dans les immeubles dont le permis de construire est antérieur à 1997, et la recherche d’amiante avant travaux incombe alors au donneur d’ordre. Le sujet est traité à part sur la fiche du démolisseur de Drancy. Pour le mobilier posé, la question ne se pose pas : on visse dans un mur, on ne le casse pas.

Ce qu’un devis d’agencement doit verrouiller

  • Le plan coté, avec le relevé sur place mentionné noir sur blanc, la hauteur des meubles, la profondeur des caissons et la position des arrivées et des prises
  • Les corps de meuble : épaisseurs de panneaux et nature des façades, stratifié, mélaminé, laqué ou plaqué, avec la marque des charnières, des coulisses et de la quincaillerie
  • Les finitions : chants, plinthes, moulures, caches-joint, et ce qui reste visible de la découpe sous un plan de travail
  • La dépose de l’existant et son évacuation, qui n’est jamais incluse par défaut dans une pose neuve
  • L’accès au chantier : étage sans ascenseur, monte-meuble, dimensions des panneaux, protection des parties communes, jour et horaires autorisés par le règlement de copropriété
  • Les délais : date de prise de mesures, date de commande, date de livraison, date de pose, et ce qui arrive en cas de retard d’un fournisseur
  • Le sol sous le meuble, qui doit être fini ou dont la reprise doit être planifiée avec le solier de Drancy
  • Les raccordements d’eau et d’électricité s’il y en a, à caler avec le plombier de Drancy, et non au dernier moment par l’agenceur

Les garanties à demander

Le mobilier ne relève pas de la garantie décennale, qui couvre les ouvrages de construction pendant dix ans. Il relève de la garantie légale de conformité de deux ans, qui s’applique à la fourniture comme à la pose, puis de la garantie des vices cachés. La quincaillerie et la robinetterie portent en plus la garantie du fabricant, qu’il faut faire écrire dans le devis.

Source : Garanties après la réception des travaux, Service Public, fiche vérifiée le 20 mars 2024.

L’assurance à réclamer en complément est l’attestation de responsabilité civile professionnelle, qui couvre les dégâts causés au logement ou à un tiers pendant le chantier : une porte rayée pendant la manutention, un meuble tombé, une fuite provoquée par un perçage. C’est le document à avoir en main avant que le premier panneau entre dans l’immeuble. Et si l’entreprise reprend une cloison, un plancher ou tout élément qui fait corps avec le bâti, la responsabilité civile décennale redevient obligatoire, avec l’attestation à joindre au devis et à la facture. L’exercer sans garantie est puni de six mois d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende.

Source : Garantie décennale des constructeurs, Service Public, fiche vérifiée le 10 avril 2026.

Les agenceurs immatriculés à Drancy

Liste établie le 21 septembre 2026 à partir du registre national des entreprises. Sont retenus les établissements actifs dont l’adresse déclarée est à Drancy et dont l’activité principale relève de l’agencement, ou dont la dénomination contient le mot agencement avec une activité de construction. Les dix-huit plus proches figurent ci-dessous, avec la distance depuis le centre de la commune. Source : annuaire des entreprises, données ouvertes, SIRET indiqué pour chaque ligne.

EntrepriseAdresse déclaréeDistanceSIRETImmatriculée en
EDDIE DUMAS (EPS EDDIE POSE SERVICES)21 rue Maxime Gorki0,2 km949 622 617 000152023
FILIP MATT4 rue Marcellin Berthelot0,4 km878 984 210 000122019
MIKE ADDA16 avenue Jean Jaurès0,4 km810 571 745 000192015
SOCIÉTÉ EUROPÉENNE RÉNOVATION AGENCEMENT (SERA)57 rue Sédaine0,5 km933 828 907 000162024
BRICO W68 avenue Jean Jaurès0,7 km983 382 235 000152024
MILE MARINKOVIC48 rue Roger Salengro0,7 km922 157 748 000182023
STAND MULTIE SERVICES36 rue Lacordaire0,7 km882 348 741 000192020
ACTIF’ EXPO147 rue Anatole France0,8 km477 582 746 000122004
SARL HUGO AGENCEMENT35 avenue Marceau0,8 km810 152 900 000252017
VINCENT BALON53 rue Danton0,8 km838 286 920 000152018
RAFAEL GOMES AMORIM SILVA (RAFAEL GOMES)appartement, 52 rue Faidherbe0,9 km941 418 592 000152025
AGENCEMENT RÉNOVATION INTÉRIEUR (ARI)2 rue Ribot1,0 km829 053 198 000182017
A2C (AGENCEMENT CHALET CONCEPTION)4 avenue Henri Barbusse1,1 km494 866 643 000622023
ALFOUSSENE KONATE10 rue Emmanuel Vinson1,2 km880 988 902 000242024
C2S ELEC21 avenue Saint-Fargeau1,2 km507 596 724 000252014
DEJAN MARINJES34 rue Daniel Fery1,2 km922 155 411 000152023
MARIANO AGENCEMENT16 rue Danielle Casanova1,3 km892 843 137 000272022
SMB AGENCEMENT5 rue Daniel Fery1,3 km503 434 045 000122008

Trois remarques de lecture. Le vivier est dense : ces dix-huit lignes tiennent dans un rayon de 1,5 kilomètre, et le rayon de cinq kilomètres en compte 127, ce qui veut dire qu’un devis se compare facilement à Drancy et qu’il ne faut pas se contenter du premier rendez-vous. Ensuite, un certain nombre de ces adresses sont des logements, appartement ou pavillon, et non des ateliers : c’est le régime normal de l’entrepreneur individuel, mais cela veut dire qu’une visite d’atelier ne sera pas toujours possible, et qu’il faut demander des références de chantier plutôt qu’une adresse de showroom. Enfin, dans le rayon élargi, plusieurs raisons sociales partagent une même adresse à Bobigny ou au Blanc-Mesnil, ce qui signale une domiciliation commerciale plutôt qu’un atelier : ce n’est pas un motif d’exclusion en soi, mais cela justifie de demander qui pose réellement le meuble.

Cette liste provient d’un registre public. Ce n’est ni un classement, ni une recommandation, et aucun partenariat n’existe avec ces entreprises. Les établissements déclarés cessés ont été écartés. La distance indique la proximité du siège, pas une zone d’intervention ni un niveau de qualité.

Vérifier une entreprise avant de signer

  • Le SIRET et l’état actif de l’établissement sur l’annuaire des entreprises
  • L’activité principale déclarée, qui distingue un agenceur d’un revendeur de cuisines ou d’un poseur indépendant
  • L’attestation de responsabilité civile professionnelle de l’année en cours, et l’attestation décennale si le chantier touche au bâti
  • Le plan coté et la mention du relevé sur place, avec les références de quincaillerie
  • La garantie écrite sur le mobilier et celle du fabricant sur la quincaillerie
  • La cohérence des pièces : même numéro de SIRET sur le devis, l’attestation d’assurance et la facture
  • L’accord de la copropriété par écrit, quand le chantier touche une fenêtre, une gaine ou une partie commune

Pour aller plus loin

Pour continuer

À lire aussi