Drancy veut mettre fin au stationnement gratuit du quartier de l'Avenir

Une rue de Drancy, en Seine-Saint-Denis
Photo : Chabe01, CC BY-SA 4.0 (Wikimedia Commons)

Trouver une place de stationnement dans le quartier de l’Avenir, à Drancy, relève chaque soir du casse-tête. Le stationnement est gratuit dans toute la ville, et les habitants des communes voisines le savent : à La Courneuve, où le parking est payant et où l’abonnement se monte à 55 euros, beaucoup préfèrent venir à Drancy pour y garer leur voiture. « C’est plutôt logique de leur part », reconnaît le maire Jean-Christophe Lagarde (UDI), interrogé vendredi 16 octobre par actu Paris.

Le quartier de l’Avenir est coupé du reste de la ville par l’autoroute A86 et les voies ferrées. Dans ses rues pavillonnaires, les voitures sont stationnées au coude-à-coude. « On n’a jamais de place », confirme Gilles, un habitant croisé par nos confrères.

80 places supplémentaires dans un premier temps

La Ville travaille à augmenter le nombre de places disponibles, dans le cadre de son plan 1 000 places. Dans ce quartier, l’ambition est de créer 80 places supplémentaires, grâce au stationnement fixe organisé des deux côtés de la voirie, avec des chicanes pour maintenir la circulation des véhicules. Un chiffre à mettre en regard des usages : « On n’a pas de métro à Drancy, donc 82 % des habitants ont une voiture », rappelle l’édile.

Un euro par mois pour les Drancéens

La seconde piste consiste à rendre le stationnement payant sur l’ensemble de la ville. « Personnellement, je n’y suis pas favorable. C’est un coût supplémentaire pour les habitants et, dans le contexte, ils n’ont pas besoin de ça », expose Jean-Christophe Lagarde, qui veut limiter la facture des ménages à un euro par mois pour les Drancéens. L’abonnement pour les automobilistes extérieurs serait plus élevé.

La mesure doit d’abord passer par un référendum citoyen, annoncé pour le début de l’année prochaine. « Si les habitants votent pour, je ferai adopter la mesure en conseil municipal », promet le maire. Si elle porte ses fruits, elle pourrait être étendue au reste de la commune, où les voitures ventouses et les camionnettes professionnelles occupent aussi l’espace. Drancy mettrait ainsi fin à son exception dans ce quart nord-ouest de la Seine-Saint-Denis.