Électricien à Drancy : devis, mise en sécurité, entreprises

Électricien ganté, tournevis en main, devant un tableau électrique mural garni de disjoncteurs

À Drancy, l’électricité se travaille dans l’ancien. Plus de la moitié des résidences principales datent d’avant 1971, et près de deux logements sur trois sont des appartements. Les demandes portent sur des tableaux fatigués, des circuits repris, une prise de terre absente, et sur des colonnes montantes qui reviennent en assemblée générale. Trois questions arrivent avant l’appel : qui a le droit d’intervenir, ce que doit contenir le devis, et ce qui relève d’Enedis ou d’un diagnostiqueur.

Le périmètre réel du métier

L’électricien du bâtiment intervient sur l’installation intérieure : dépannage, tableau de répartition, circuits, mise à la terre, protection différentielle, éclairage, prises, borne de recharge, ventilation. Le code d’activité 43.21A couvre aussi les courants faibles : dans le relevé fait pour cette page, plusieurs entreprises drancéennes portent un nom de télécom (A2 TELEC, NC FIBRE OPTIQUE, RESEAUNET). Le code décrit un domaine, pas une spécialité.

Deux choses ne lui appartiennent pas, même s’il en parle en premier. Le diagnostic électricité est réservé à un diagnostiqueur certifié, assuré, et sans lien pouvant porter atteinte à son impartialité : signer le diagnostic puis faire les travaux n’entre pas dans ce cadre. La colonne montante, elle, a été intégrée au réseau public de distribution par la loi ELAN depuis le 24 novembre 2020, sauf opposition des copropriétés. Ce segment relève d’Enedis, et l’électricien s’arrête à la dérivation individuelle, en aval du compteur. Quand un devis annonce une reprise de colonne « à répartir entre copropriétaires », la première question est de savoir à qui elle appartient.

Sources : Diagnostic immobilier : état de l’installation intérieure d’électricité, Service Public ; Loi ELAN et colonnes montantes électriques, Enedis.

Le devis est obligatoire, électricité comprise

L’électricité figure dans la liste officielle des travaux soumis au devis préalable, avec la plomberie, la couverture ou la dératisation. L’obligation couvre aussi le remplacement ou l’ajout de pièces qui suivent ces travaux.

Ce devis n’est pas forcément gratuit : il peut être payant, à condition que le professionnel l’annonce et en indique le coût. Il doit porter la date, l’entreprise, le client et le lieu d’exécution, la nature exacte des travaux, le décompte détaillé en quantité et en prix de chaque fourniture et prestation, le taux horaire de la main-d’œuvre, les frais de déplacement, la somme HT et TTC avec le taux de TVA, et la durée de validité de l’offre. Il doit préciser que le client peut conserver les pièces remplacées. Un modèle-type est mis à sa disposition.

Trois règles pèsent plus lourd qu’elles n’en ont l’air. Sans devis, l’entreprise s’expose à une amende administrative allant jusqu’à 3 000 € pour un entrepreneur individuel et 15 000 € pour une société. Le devis engage l’entreprise dès que le client l’accepte, alors que le client n’est engagé qu’à partir de sa signature, accompagnée de la mention « bon pour travaux ». Après un démarchage, il dispose de 14 jours pour se rétracter, délai qui ne s’applique pas aux travaux et réparations d’urgence.

Source : Devis obligatoire : activités concernées, Service Public Entreprendre.

Sur un devis d’électricité, ce sont les lignes techniques qui décident : nombre de circuits créés, section des conducteurs, calibre des protections, différentiel, reprise de la terre, rebouchage après saignées, mise en service incluse ou non. La remise en peinture et la reprise du doublage ne sont presque jamais comprises.

Quinze ans : le seuil qui déclenche le diagnostic

Un logement vendu ou loué dont l’installation électrique a plus de quinze ans doit avoir son état de l’installation intérieure d’électricité, remis par le propriétaire vendeur ou bailleur. Valable 3 ans pour une vente, il porte sur les parties privatives, en aval de l’appareil général de commande et de protection. Il relève notamment l’accessibilité de l’appareil général de commande et de protection, la présence d’au moins un dispositif différentiel de sensibilité adaptée aux conditions de mise à la terre, la protection contre les surintensités sur chaque circuit, la liaison équipotentielle dans les pièces contenant une baignoire ou une douche, et les conducteurs non protégés mécaniquement.

Le rapport ne dit pas « aux normes » ou « hors normes ». Il énumère des dangers précis, un par un, et c’est cette liste qui sert de base au chiffrage.

Pour un bailleur, la même obligation existe au-delà de quinze ans, et elle se cumule avec les critères du logement décent : les réseaux et branchements d’électricité doivent être conformes aux normes de sécurité et en bon état d’usage et de fonctionnement.

Sources : Diagnostics immobiliers à fournir au locataire et Logement à louer décent, Service Public, qui renvoie au décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002.

La norme, et ce qu’elle impose vraiment

La NF C 15-100 fixe les règles de conception, de réalisation, de vérification et d’entretien des installations électriques basse tension. Réécrite en 21 normes publiées en août 2024, elle sert de référence depuis septembre 2025 pour les installations neuves et pour les extensions ou modifications d’installations existantes. La version de 2002 et ses amendements restent la référence citée par la réglementation.

Dans les bâtiments d’habitation neufs, l’arrêté du 3 août 2016 fixe les objectifs à atteindre : protection contre les contacts indirects, coupure automatique en cas de surintensité, liaison équipotentielle supplémentaire dans les pièces d’eau. Une installation conçue selon le titre 10 de la NF C 15-100 de 2002 et ses amendements est présumée satisfaire à ces objectifs.

Une installation de 1975 n’est pas illégale parce qu’elle est ancienne : ce qui la fait basculer, c’est la modification. Dès qu’on étend un circuit ou qu’on refait un tableau, la norme en vigueur entre dans le champ des travaux, et avec elle la question de la terre et du différentiel.

Sources : Série NF C15-100, AFNOR ; Arrêté du 3 août 2016 portant réglementation des installations électriques des bâtiments d’habitation, Legifrance.

Consuel et raccordement

Avant une mise en service, et après certains travaux, le gestionnaire du réseau exige une attestation de conformité. Le Consuel, association reconnue d’utilité publique, instruit le dossier et la vise. Trois formulaires selon la situation : jaune (Cerfa n° 12506*03) pour une installation dans un logement, verte (Cerfa n° 12507*03) pour les parties communes et services généraux d’un immeuble collectif, bleue pour une installation de production, photovoltaïque par exemple. Le cadre cité par le Consuel est le décret n° 72-1120 du 14 décembre 1972 modifié, complété par le décret n° 2017-26 du 12 janvier 2017 pour la recharge des véhicules électriques.

Qui remplit le dossier et qui le paie se décide dans le devis. Une installation refaite sans attestation n’est pas remise sous tension, et le blocage tombe au pire moment du déménagement. Pour les panneaux solaires, le sujet est détaillé dans la fiche consacrée au photovoltaïque à Drancy.

Source : Consuel, site officiel de l’association.

Ce que ça donne concrètement à Drancy

Drancy compte 72 390 habitants sur 7,76 km², soit environ 9 190 habitants au kilomètre carré au recensement de 2022. Le parc est massivement collectif : 30 646 logements, dont 19 058 appartements, soit 62,2 %. Les résidences principales achevées entre 1946 et 1970 représentent 36,5 % du total, celles de 1971 à 1990 26,7 %, et 12,9 % datent d’avant 1945. Addition faite, 77,5 % des résidences principales ont été achevées avant 1990.

Source : Dossier complet, commune de Drancy (93029), Insee.

Ce que cela donne en rendez-vous : un tableau à fusibles des années 1960, une prise de terre absente parce qu’on ne la posait pas alors, un seul circuit pour tout l’appartement, un différentiel 30 mA jamais installé. La demande typique n’est pas d’installer du neuf, mais de remettre d’aplomb une installation modifiée dix fois sans trace écrite.

Les entreprises d’électricité immatriculées

Liste établie le 22 septembre 2026 à partir du registre national des entreprises, activité principale déclarée 43.21A (travaux d’installation électrique dans tous locaux), établissements actifs dont le siège est déclaré à Drancy. Source : annuaire des entreprises, données ouvertes, avec le SIRET de chaque ligne.

Le même jour, le registre rattachait 350 établissements actifs de ce code au code postal de Drancy, pour 72 390 habitants, soit 4,8 pour 1 000 : aucun signe de domiciliation de masse. Dans un rayon de 20 km, en couvrant les six départements concernés (75, 77, 92, 93, 94, 95), le relevé compte 116 établissements actifs. Ce second chiffre est un plancher, pas un total : le registre n’énumère pas complètement une couronne qui englobe la moitié de Paris et la petite couronne. Les quinze plus proches sont tous dans la commune, le premier siège extérieur relevant du Blanc-Mesnil, à 1,9 km.

EntrepriseAdresse déclaréeCommune et distanceSIRETImmatriculée en
KAL&MAppartement 17, 12 rue du CentreDrancy, 0,3 km491 331 120 000152006
RABAH BELHOCINE33 rue Albert BeugnetDrancy, 0,3 km517 738 936 000232009
SBE66 rue René ThuillierDrancy, 0,4 km451 859 219 000112004
A2 TELEC1 rue La FontaineDrancy, 0,4 km502 771 843 000212008
JOBANJEET SINGH (JOBAN ELECTRICS)16 rue GuillouxDrancy, 0,4 km104 668 447 000142026
NC FIBRE OPTIQUE6 rue Mathilde LapeyreDrancy, 0,5 km807 705 538 000392014
HUSEYIN SIKYUREK21 rue Jean-Jacques RousseauDrancy, 0,6 km829 627 694 000132017
SOULEYMANE TOURE7 rue du Bon HoudartDrancy, 0,6 km451 977 003 000162004
CAROBAT15 rue LacordaireDrancy, 0,6 km751 181 223 000152012
GOJ2 rue Jules VallèsDrancy, 0,7 km380 685 339 000341991
DAVID DELOGU15 rue Jules MeillierDrancy, 0,7 km432 306 900 000312000
L G B46 rue Gaston LandryDrancy, 0,7 km494 924 012 000292007
SINGH BATIMENT50 rue Marcelin BerthelotDrancy, 0,7 km840 811 707 000322018
ILIJA PRAJZ2 avenue HenrietteDrancy, 0,8 km810 015 370 000282012
POLLY147 rue Anatole FranceDrancy, 0,8 km514 719 269 000292009

Trois précisions de lecture.

Le registre indique le siège déclaré, pas le lieu réel d’exercice. Dans le relevé, six raisons sociales partagent l’adresse du 54 avenue Henri Barbusse (SET.ELEC, T.P.B., TONY ELEC, RESEAUNET, BMT, K. SERVICES) et quatre celle du 147 rue Anatole France (AGIR ELEC, POLLY, BOULAY ELEC, ETELEC). Cinq des 51 adresses relevées sont explicitement un appartement, un bâtiment ou une cité : une adresse déclarée peut n’abriter qu’un courrier, et une entreprise domiciliée ici peut intervenir depuis un dépôt situé ailleurs.

L’activité principale déclarée est un code statistique : plusieurs lignes portent un nom de courant faible et interviendront surtout sur de la fibre ou de l’alarme, d’autres font de l’électricité générale sous un nom généraliste.

La date d’immatriculation distingue une entreprise installée depuis vingt ans d’une structure créée cette année : cinq lignes du tableau datent de 2026. Ce n’est pas un défaut, mais cela se sait avant de signer.

Cette liste n’est ni un classement ni une recommandation, et aucune de ces entreprises n’a de lien avec ce site.

Vérifier une entreprise avant de signer

  • Le SIRET sur l’annuaire des entreprises : activité déclarée, adresse, et surtout entreprise active ou cessée.
  • L’attestation d’assurance de responsabilité civile décennale, pour l’année en cours. Elle est remise avant l’ouverture du chantier et jointe aux devis et à la facture. L’absence de décennale est punie de 6 mois d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende.

Source : Garantie décennale des constructeurs, Service Public.

  • La qualification électrique, via l’annuaire des entreprises qualifiées de Qualifelec sur qualifelec.fr. C’est une certification volontaire, pas une obligation légale.
  • Le statut RGE, si les travaux entrent dans un dispositif d’aide à la rénovation énergétique. Il se vérifie sur France Rénov’.
  • La cohérence : même SIRET sur le devis, l’attestation et la facture.

TVA, aides et pièges

Les travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement et d’entretien dans un local d’habitation achevé depuis plus de deux ans relèvent du taux réduit de TVA de 10 %, ramené à 5,5 % pour la part qui améliore la qualité énergétique. Le taux de 20 % s’applique à la construction, à la reconstruction, aux agrandissements de plus de 10 % de la surface de plancher et aux matériaux achetés par le client. Le taux réduit suppose des travaux facturés par l’entreprise, et le client certifie sur le devis que les conditions sont réunies.

Source : Plusieurs taux de TVA, impots.gouv.fr.

Pour la seule mise en sécurité électrique, aucun dispositif national d’aide n’est identifié ici : les aides à la rénovation énergétique, MaPrimeRénov’ ou éco-prêt à taux zéro, financent des gestes d’économie d’énergie et supposent une entreprise RGE. Le point d’entrée gratuit pour faire trancher un dossier est France Rénov’.

Questions fréquentes

Faut-il un devis pour changer un tableau électrique ? Oui, l’électricité figure dans la liste des travaux soumis au devis préalable. Il peut être payant si son coût est annoncé, et il engage l’entreprise dès son acceptation.

Mon installation de 1975 est-elle illégale ? Non. C’est l’extension, la modification ou la reprise d’une partie de l’installation qui la fait entrer dans le champ de la norme en vigueur, pas son âge.

La colonne montante, c’est pour l’électricien ou pour Enedis ? Pour Enedis depuis le 24 novembre 2020, sauf opposition de la copropriété au transfert. L’électricien intervient sur la dérivation individuelle, en aval du compteur.

Un bailleur doit-il fournir un diagnostic électricité ? Oui, si l’installation a plus de quinze ans, en plus des critères du logement décent.

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